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![]() Je suis né sous x le 25 novembre 1971 à Hirson. Lettre d'information
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ANGERS UNE DECISION PAS SI BONNE QU'IL Y PARAIT - par Régis le 09/10/2009 @ 10:03 Un juge d'Angers vient d'ordonner une expertise ADN pour un enfant né sous x dont les grand parents demandent la garde ou un droit de visite.Cette nouvelle est en faite une fausse bonne nouvelle, d'une part parce que cette décision sera cassée en appel, c'est un coup d'épée dans l'eau qui sera lourd de conséquences.Où est le bien de l'enfant dans cette histoire, être l'objet d'une bataille juridique ou les adultes ne pensent qu'à eux même, que pensera l'enfant plus tard quand il apprendra cette histoire.Ou est le respect de la parole donnée à la mère, à qui on a assuré le secret???Ceux qui se réjouissent d'un tel jugement ne voient pas le mal qui va découler d'une telle décision et de surcroit pour rien!!!Quand va-t-on pensé à l'enfant comme un être humain plutôt qu'un objet qu'on s'arrache coute que coute!!!C'est au législateur à agir et non au juge à faire les zorrros surtout quand le sujet est si délicat.Une fois de plus on préfère sacrifier un enfant et c'est lamentable!!!des recherches aux retrouvailles - par Régis le 30/08/2009 @ 01:22 Des recherches aux retrouvailles il ne faut pas prendre à la légère cette démarche au risque de se retrouver dans une situation catastrophique Les conséquences d’une telle démarche sont multiples il ne faut pas négliger l’impact, c’est un choc pour les deux parties, quelque soit l’histoire, l’issu, les conditions, ça reste un choc compliqué à gérer pas seulement pour le né sous x ou pour sa mère, mais peut-être surtout pour l’entourage proche, principalement les conjoints qui peuvent se sentir impuissants pendant les recherches et qui ensuite voient leur vie bouleversée par les retrouvailles et peuvent se sentir en marge de cette famille réunie, ou impuissant face à la détresse de celui qui a recherché et qui est déçu. Quelque soit le résultat un né sous x ou une mère de naissance doit avoir à l’esprit qu’il entraine avec lui son entourage et que de ce fait il ne doit pas rentrer dans une bulle mais qu’au contraire il doit s’ouvrir et ne doit surtout pas faire cavalier seul, le résultat peut être catastrophique, j’ai moi-même frôlé la catastrophe par le fait de m’être trop isolé, pris dans mes certitudes obsédé par mon but. Les recherches sont stressantes pesantes, exaspérantes… Les périodes de recherches actives et les périodes de calme se succèdent mais la pression s’accumule tout le long. Sans même qu’on s’en aperçoive on emmagasine une pression qui ne se libérera qu’après les retrouvailles, et là attention à la redescente c’est un moment délicat, où il faut absolument parler de vos ressentis, vos frustrations, votre bonheur, votre souffrance ne vous isolez pas !!! Parlez, parlez et parlez encore pour exhorté à sortir toute cette pression accumulée souvent sur plusieurs années. Chaque histoire est différente et toutes les histoires ne sont pas des comtes de fée, il faut donc se préparer à accepter le pire comme le meilleur, le simple comme le compliqué, l’amour comme le rejet. Toutes les situations sont envisageables, sans oublier celle à ne pas négliger et j’en parle en connaissance de cause, l’enfant ou la mère que l’on recherche peut-être décédé. N’hésitez pas à vous faire aider par des personnes extérieurs, votre médecin de famille parait le mieux placé il vous connait et peut vous donner un avis neutre de la situation, un avis sur lequel vous pouvez objectivement vous appuyer en cas de difficulté que ce soit pendant les recherches ou après. En conclusion préparez chaque moment de votre parcours pour qu’au final des éléments négligés au départ deviennent des souffrances. Si vous avez des interrogations n’hésitez pas à poser vos questions. L'abolition de la loi de l'accouchement sous X - par Régis le 13/08/2009 @ 19:29 Madame Morano vient de lancer une réflexion sur un sujet au combien sensible :Doit-on abolir la loi de l’accouchement sous X ?Contre toute attente je vais m’exprimer contre une telle abolition dans les conditions qu’on semble vouloir le faire.On ne peut pas trancher par une simple abolition, il faut derrière une réflexion bien plus en profondeur sur l’ensemble de la problématique de la maternité de l’adoption et de la politique familiale en FranceLe fait de rendre l’accouchement sous X impossible ne résoudra rien, en effet cette loi ne sera pas rétroactive et donc elle ne produira ses effets que dans 18 ans et pour environ 300 naissances par an.Que fait-on des 500 000 nés sous X actuels et à venir qui sont en recherche et en souffrance ?Car le problème est bien là, va-t-on réellement se donner les moyens de leur faciliter la tâche dans les recherches, car eux en ont besoin et on rencontre souvent bon nombre d’embûches.Dans quelles conditions la levée du secret se fera-t-elle ?Sera-t-elle automatique par un courrier par exemple, sera-t-elle volontaire suite à une démarche du né sous X, comment l’encadrer pour ne pas qu’elle soit synonyme de règlement de compte, ou de déchirement.Cette levée sera-t-elle dans les deux sens ?Je pense qu’il serait normal qu’elle soit dans les deux sens, libre ensuite à l’enfant devenu adulte ou à la mère de refuser le contact.Ne doit-on pas revoir l’approche que l’on a de l’adoption ?L’adoption doit-être fait pour le bien de l’enfant et est-ce que la solution du déracinement complet est la bonne, adoption ne veut pas dire appropriation !!!Je ne souléve là que quelques réflexions parmis tant d’autres, mais elles sont incontournables avant de vouloir abolir quoi que se soitIl est inconcevable d’abolir une loi aussi lourde avec autant de légèreté, aujourd’hui la question n’est pas de savoir si l’on doit abolir ou non, la question est de savoir si on est prêt à modifier profondément l’approche que la société a de la maternité, on doit lancer un grenelle de la maternité et de l’adoption, de la place de l’enfant dans la société…Voilà ma réflexion, n’hésitez pas à poster vos avis.Lundi 25 mai 2009 - par Regis le 26/05/2009 @ 00:42 Après midi à parcourir les forums, les situations des nés sous x sont tellement différentes, mais aussi celle des mères de naissance. C’est incroyable la souffrance qu’il peut y avoir des deux cotés, dans chaque cas elle s’exprime différemment mais elle est le point commun de toutes les histoires que l’on peut lire. Je me suis inscrit sur un forum où je suis « guidé » par une mère de naissance ça permet d’avancer, de comprendre, je suis admiratif il y a des mères de naissance des parents adoptifs, des nés sous x et tous se soutiennent et échangent sur leur situation, bravo à tous, pour avoir le courage de ne pas courber l’échine. Vendredi je tiendrais entre les mains un bout de la vie qu’on m’a volé, mais ce ne sera que la partie émergée de l’iceberg le principal ne sera pas là, il faudra pourtant que je reparte quoi que j’ai vu ou lu, il faudra reprendre le long chemin qui je l’espère me mènera à mon but. Et je pense que le pire est là, c’est dans savoir toujours un peu plus mais pas suffisamment, pour pouvoir se délivrer. J’ai volontairement chargé ma semaine de travail pour occuper mon esprit jusque là mais je pense que ca va devenir de plus en plus long et dur à tenir, mais il faudra bien. Samedi 23 mai 2009 - par Regis le 23/05/2009 @ 22:54 J-6 Je suis de plus en plus fébrile, ce matin je me suis réveillé avec une angoisse, j’ai rêvé que ma mère de naissance été morte. Ca m’a fait peur, c’est aussi une des nombreuses issues possibles à mon histoire. Toute la journée j’ai pensé au rendez-vous plus j’avance et pire c’est. Je suis paniqué, j’ai du mal à gérer, les délais qu’on nous impose sont longs très longs, et pendant ce temps on rumine. La chargée de mission du CNAOP m’avait dit que pour la recherche dans les fichiers de la sécu ça met environ deux mois, et le 1er juin ça fera deux mois qu’elle m’a appelé, donc tout devrait tomber en même temps, à moins que les éléments transmis en mai par le conseil général au CNAOP aient changé la donne. Là aussi c’est dur, je sais qu’il y a visiblement d’autres éléments de recherche que ce fameux papier officiel de l’identité de ma mère qui est dans mon dossier, ce qui veut dire que mon dossier évolue mais je n’ai pas le droit d’y participer, je suis entre les mains de deux personnes que je n’ai même jamais vue jusqu’à aujourd’hui. Elles ont ma destinée entre leur main, et moi je suis là impuissant, ignorant, j’ai tellement envie d’avoir les éléments qu’elles ont pour pouvoir chercher de mon coté. Chaque journée qui va me rapprocher de vendredi sera de plus en plus dure, mais est-ce que vendredi en ressortant ca sera pire ? C’est aussi ma crainte. Pour rentrer chez moi j’aurai 40 kilomètres de voiture, je crois qu’il va falloir que je souffle en sortant car l’attente est tellement dure que quand j’y serai je vais complètement relâcher la pression. J’essaye de m’y préparer mais j’ai beaucoup de mal à anticiper, à quoi bon d’ailleurs je suis sur que rien ne se passera comme je le pense, je ferai mieux de laisser couler mais c’est plus fort que moi. Jeudi 21 mai 2009 - par Regis le 21/05/2009 @ 23:20 J-8 avant le rendez-vous. Plus on avance vers cette date plus le doute m’envahi. Je pensai tout à l’heure que le simple fait de savoir ma ville de naissance n’est pas acquis même loin de là au vu de la discussion que j’ai eu avec la correspondante du CNAOP au conseil général. Là aussi je peste, même ma ville de naissance on peut me la cacher, on me vole tout, comme si on m’arrache mes seules possibilités de savoir mon histoire, c’est horrible et pervers. Que l’on soit pour ou contre l’accouchement sous x, on peut comprendre et admettre qu’il est normal qu’un né sous x puisse savoir son lieu exacte de naissance si l’administration en a la connaissance. Eh bien non, ca ne semble pas si évident dans notre pays… En être soumis à pleurer une chose si simple que son lieu de naissance me révolte et en même temps m’use. Notre mère à tous, la république, a oublié d’aimer les premiers de ses enfants, les pupilles de la nation. Sur l’autel du secret elle a sacrifié ses propres enfants. Rien ne peut justifier à mes yeux la souffrance qu’on me fait endurer, je n’arrive pas à trouver de mot pour la définir. Qu’on me démontre que j’ai une seule responsabilité dans cette situation, et je l’assumerai. Personne de censé et de normalement constitué ne peut comprendre cette situation qui permet qu’on arrache à un enfant son histoire. Les lobbies pro adoption peuvent tenter de me démontrer que c’est pour le bien de l’enfant et de la mère, pas toujours, loin s’en faut, les forums internet regorgent d’histoires toutes plus insoutenables les unes que les autres. Il est urgent que l’on nous rende notre dignité et que l’on cesse de faire de nous des sans droits. Mardi 19 mai 2009 - par Regis le 19/05/2009 @ 23:58 Ce soir je me suis remémoré un moment de la la conversation que j’ai eu avec la correspondante du CNAOP au conseil général. Elle m’a demandé si mon mal être est du au fait que j’en ai honte. En fait avec le recul je pense que quand j’étais enfant et ado c’était le cas, je n’en parlé pas parce que ca me rendait différent des autres. J’ai entendu des gentillesses du genre « pièce rapportée » ou autres bien plus blessantes, les enfants entre eux peuvent-être très méchants, mais malheureusement à l’intérieur même de ma famille adoptive des membres avaient ce genre de paroles. Pendant mon enfance et l’adolescence j’ai fui ce sujet, jusqu’au jour où mon père adoptif excédé par mes frasques d’adolescent m’a dit que si il avait su il ne serait jamais allé me cherché. A cet instant, l’imprononçable venait d’être dit par mon père, quelque chose venait de se briser. Il venait de me renvoyer dans la tête cette différence que j’ai toujours voulu fuir et ignorer, pour fuir à nouveau j’ai quitté le foyer familial très rapidement après cet épisode et n’y suis revenu que bien des années plus tard poussé par celle que j’aime. Aujourd’hui avec le recul, je peux répondre qu’effectivement je n’en n’ai jamais parlé parce que j’avais honte, à cause du regard des autres, et j’ai formé autour de moi une carapace basée sur le silence et la fuite pour me préserver de la curiosité malsaine et de la méchanceté. Paradoxalement aujourd’hui j’ai envie de le dire à tout le monde, pour que tout le monde connaissent la situation des enfants nés sous x, et que toute cette souffrance cesse, tant pour les enfants que pour les mères biologique. Dimanche 17 mai 2009 - par Regis le 17/05/2009 @ 23:30 Ironie de la vie depuis hier j’aide la fille de quelqu’un de très proche de moi à renouer contact avec sa sœur celle-ci ayant quitté le foyer maternelle il y a quinze ans.
Voir cette très proche et sa fille ne plus se voir alors qu’elles habitent à 5 km l’une de l’autre et que moi je fais tout pour retrouver la mienne de mère, cette situation au fond de moi me révolte tellement je les envie. A l’une comme à l’autre j’ai envie de leur dire : « vous ne savez pas la chance que vous avez, profitez-en, profitez l’une de l’autre avant que vous regrettiez de ne pas l’avoir fait ». Mais c’est leur histoire, et je n’ai pas à les juger je ne suis pas à leur place, donc je ne dis pas ce que je pense mais essaye de les rapprocher. Je sais qu’au fond l’une et l’autre souffre de cette situation en tout cas je le ressens comme çà, mais les rendez-vous précédents se sont soldés par un échec pour la simple raison que ce n’était pas le moment pour l’une ou l’autre, j’espère du fond du cœur qu’elles arriveront toutes les deux à se retrouver rapidement pour reprendre cette relation qui n’aurait jamais dû s’interrompre. Car une mère et un enfant, qu’il soit né sous x ou non, ont toujours besoin l’un de l’autre à un moment de leur vie, il existe des étapes dans notre parcours sur cette terre où on ne peut pas faire sans. Pour mon cas je suis arrivé au moment de ma vie où j’ai besoin d’elle pour qu’elle me dise qui je suis et que je puisse continuer mon cheminement dans la vie. Pour l’instant je piétine où plutôt j’avance très doucement heureusement je suis énormément aidé par ma bien aimée, si j’étais seul ou mal accompagné je crois que ce serait une catastrophe, tellement je suis fatigué psychologiquement de me confronter à ce mur du silence autour de ma naissance et mon histoire. Pourtant il y a 10 ans je n’aurai jamais cru qu’un jour cette question pourrait devenir à ce point la clé de ma vie, je me posé des questions, certes, mais sans plus, aujourd’hui il me faut des réponses à ces questions. vendredi 15 mai 2009 - par Regis le 15/05/2009 @ 23:08
C’est le weekend ouf !!! Encore 14 jours à attendre, heureusement la semaine a passé rapidement. Ce matin mon responsable d’établissement avec qui j’ai de bonnes relations m’a posé des questions sur la loi, il a été choqué par ce secret qui est opposé à un né sous x même après sa majorité. Il pensait qu’il m’était possible d’obtenir mon dossier complet ainsi que l’identité de ma mère et croyait que le 29 j’allais tout savoir. Il m’a dit qu’il trouvait ça «inhumain», et m’a dit qu’il ne comprend pas qu’une telle loi soit encore en vigueur. Lui non plus il ne supporterait pas un tel secret sur une chose aussi importante que le fait de savoir qui l’on est. Je suis surpris de sa réaction mais aussi touché, après tout il n’est que mon supérieur hiérarchique mais a vraiment semblé concerné et affecté par ma situation. Plus j’avance et plus je me demande qui sont les pros accouchement sous x car je n’en rencontre pas autour de moi. Dommage, j’aimerai qu’ils m’expliquent comment un né sous x est sensé se débrouiller quand il arrive au moment où connaitre ses origines devient indispensable pour qu’il puisse continuer à avancer, et s’accomplir totalement ? Il n’est pas concevable d’opposer la détresse et la souffrance d’une mère à un instant T à celle d’un enfant devenu adulte des dizaines d’années plus tard, la souffrance ne se quantifie pas, ne se compare pas. C’est l’histoire de la mère et son enfant, et, ni à l’un ni à l’autre on ne peut imposer un secret eternel sur cette histoire tout simplement parce que c’est la leur et qu’elle leur appartient à eux et eux seuls. L’état en imposant le secret casse le lien le plus universel qu’il soit. Ce qui va contre tous les textes fondamentaux de l’humanité et ceci dans le pays des droits de l’homme. Mardi 12 mai 2009 - par Regis le 12/05/2009 @ 22:05 En rentrant ce midi il y avait une lettre du conseil général, c’est la confirmation du rendez vous pour la consultation de mon dossier.
Encore 17 jours, et pendant ces longues journées, je vais ré imaginer mille fois le déroulement de ce rendez-vous. En fait je sais que je ne dois pas en attendre beaucoup, mais aussi peu ce soit, c’est une pièce supplémentaire du puzzle de ma vie. Chaque élément chaque renseignement trouvé est une satisfaction un moment de bien être. Ma femme me demandait quelle sera la première chose que je regarderai si je la rencontre. Je me regarderai dans ses yeux, dans son regard que j’ai tant cherché. Les explications de mon abandon vont peut-être me donner une indication sur sa réaction si je la retrouve, mais au fond de moi j’espère tellement qu’elle m’attend. | Préférences
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